Maison aux étrons

Maison aux étrons

Pays:   BELGIQUE

Type:   Maison

Belgique, 10 août 2018. 
Notre semaine d’Urbex au plat pays suit son cours : la veille nous avons visité (entres autres) le Trans-Europa Express, et l’Expédition Hibernatus, et le lendemain nous découvrirons la Villa Rapetou, et le Château Mendez.

Seulement aujourd’hui la récolte n’a pas été bonne : l’ancienne station de recherche scientifique que l’on devait visiter le matin même était rasée à notre arrivée, le Boeing 707 bien fermé, et la villa gardée par un molosse. Ah banf !

Plus que cette maison donc pour sauver la journée ! A l’écart d’un village désert, sans voisins immédiats, elle s’annonce sur le papier pas mal à visiter. Fingers crossed ! Nous entrons dans le village, garons la voiture, longeons la propriété, attendons le bon moment, et sautons le portillon… 

Où est-elle ? Un mur de végétation se dresse devant nous, arbres et orties rendent toute visibilité impossible. 
Tâche bleue sur fond vert, la voiture familiale, un break Mazda 626, nous apparaît à quelques mètres du portail.

Quelques pas de plus, et la voilà enfin ! Coincée dans ce havre de verdure, elle semble être coupée du monde, et le silence environnant ne me donnera pas tort !

Même s’il y a eu visiblement pas mal de pillages et de casses, la grosse partie du mobilier est encore là. 
Le séjour est intéressant : salle à manger et salon sont séparés par une belle et grande cheminée en pierre, et tout est encore dans son jus. Remarquez les beaux vitraux à l’extrémité de la pièce (pas évident à distinguer sur mes photos cela dit) !

Pour ce qui est de la cuisine, de la salle de bain et de la chambre à coucher, toutes trois laissent présager un départ précipité, ou suggèrent du moins que la vie se serait arrêtée subitement. 
En effet nourriture, vêtements, produits ménagers et effets personnels sont restés en place, et ce visiblement depuis plusieurs années.

Cela étant, son abandon ne doit pas remonter à plus de neuf ans, si l’on se fie à la vue Google Street qui montre le jardin et la maison encore impeccables en juin 2009. Peu de temps donc mais suffisamment pour laisser la nature (et aussi malheureusement les tocards de voleurs et de casseurs) la transformer en profondeur. 

Ouf ! La journée n’aura pas été vaine finalement…

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