Garage Francesca

Garage Francesca

Pays:   FRANCE

Type:   Garage

Le village où nous nous rendons aujourd’hui ressemble à tous ces petits bourgs de campagne, implantés au coeur des vallées et rivières françaises: quelques rues, une église, une mairie, 200 habitants. Pourtant, celui-ci a une particularité: il renferme un ancien garage, où plusieurs dizaines de véhicules ont été abandonnés.

L’édifice est difficile à apprécier du premier coup d’oeil, composé de plusieurs bâtiments aux architectures différentes non solidarisés les uns des autres. Sans doute construits à des périodes différentes. Dehors, plusieurs véhicules laissés à l’état d’épave donnent un premier indice sur l’ancienneté du lieu: il ne s’agit que de vieux modèles, qui ne sillonnent plus les routes françaises depuis longtemps.

Plusieurs Simca, quelques Opel, des Peugeot et de vieilles Renault bouffées par la rouille se battent ainsi en duel avec la nature.

Dans les deux bâtiments (qui ne sont qu’en un seul bloc en réalité comme précisé avant) le constat est le même: que de l’ancien, que du rouillé que du dépassé !

A sa manière, ce garage nous transporte à l’âge d’or de l’industrie automobile française de la seconde moitié du XXe siècle : des Citroën, des Renault, des Simca, et des Panhard stationnent ici au chaud, accompagnées d’un nombre ahurissant de Peugeot, qui trahissent la proximité avec la Franche-Comté, fief de la marque au Lion.

Plusieurs modèles sont en double voir en triple et encombrent les allées déjà pleines : des HY, des 203, des 403, des 4CV, des W115, il y en a pour tous les goûts !

Quelques irréductibles anglaises, une Jaguar XJS, une Rover P5 et une Rover SD1, élèvent toutefois leurs voix dans cette assemblée tricolore. Non mais !

L’Italie est aussi à la fête, représentée ici par une Fiat 850 et ses dérivés Coupé, et une Lancia Beta, toute aussi mal en point.

Enfin, dans un élan d’égalité européenne, on notera la présence de quelques rares allemandes, des Mercedes-Benz en l’occurrence, deux W111, qui s’ajoutent aux Opel  et W115 précédemment citées.

Point d’orgue de la visite : la découverte d’une petite Rosengart Ariette (une marque française disparue en 1955), dans un local au fond de la propriété ! Que du cocorico on vous dit !

Alors, ancien garage professionnel ou collection privée ? Difficile d’établir avec certitude le statut de cet endroit. A l’instar des collections Baillon, Brédariol ou LaGombe, peut-on espérer voir un jour le « Garage Francesca » faire les gros titres, et ses voitures faire l’objet d’une sortie de grange ? L’avenir nous le dira !

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