Animal Testing Facility

Animal Testing Facility

Pays:   ITALIE

Type:   Laboratoire

Il y a des visites en Urbex qui donnent le sourire, notamment celles de lieux autrefois empreints de vie et de joie: parcs d’attractions, centres aquatiques, boîtes de nuit par exemple.

D’autres en revanche sont plus difficiles à appréhender, notamment quand les pas foulent ou que l’objectif capture des endroits où la souffrance et la mort ont sévi par le passé, comme c’est le cas des asiles, des morgues, ou, ici, des laboratoires d’expérimentation animale.

Ce centre, créé dans les années 80, menait des recherches en dermatologie pour le développement de nouveaux produits cosmétiques, maquillage, crèmes, shampoings, déodorants.
Ces expérimentations étaient conduites entre autres sur des porcins, des lapins, des rongeurs et des oiseaux, qui servaient de cobayes vivants à divers tests réalisés sur la peau, les yeux, ou la bouche.

La société qui l’exploitait des années durant a été absorbé en 2011 par un grand groupe industriel suisse, date à laquelle ses lumières se sont éteintes pour la dernière fois et où il a sombré définitivement dans l’abandon.

Parcourir aujourd’hui près de dix ans plus tard ces bâtiments, ces couloirs et ces pièces où la souffrance animale a régné pendant tant d’années soulève le cœur. Des cages, des boîtes et des tables d’opération arrachent le peu d’espace disponible à des pièces exiguës et sans lumière, armoires et mangeoires s’alignent dans l’obscurité.

« Stanza 3 : conigli » (Chambre 3 : lapins).
« Stanza 2 : ratti » (Chambre 2 : rats).
« Capacita complessiva animali : 1050 ratti » (Capacité maximale : 1050 rats).

La partie supérieure des bâtiments comprend elle des salles de recherche, d’opérations, et des laboratoires, où divers équipements scientifiques et machines occupent les plans de travail et les établis, dans un environnement, lui, gorgé de lumière.

Dans les faits ce genre de grand complexe n’est plus vraiment d’actualité et tend même à disparaître complètement, dans l’Union européenne en tous cas, puisqu’une loi contre l’expérimentation de produits cosmétiques sur les animaux a été signée par les autorités européennes en 2013, et est en vigueur depuis septembre 2014.
Cela ne concerne toutefois pas l’expérimentation pour un usage médical, qui reste autorisée si aucune autre méthode substitutive n’existe, et si l’utilisation d’animaux vivants revêt un caractère de stricte nécessité.

« Les produits cosmétiques sont des substances ou des mélanges de substances, destinés à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles ».

Rien de vraiment indispensable à la survie de l’espèce humaine !

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