Manoir Clouseau

Manoir Clouseau

Pays:   FRANCE

Type:   Manoir

Visite made in Hauts-de-Seine de cet ancien manoir, abandonné dans un quartier résidentiel d’une ville aisée. Il a appartenu à une riche médecin, qui l’a abandonné il y a plusieurs années déjà…

Au premier coup d’œil ’état général du bâtiment est assez alarmant: meurtri par le temps et l’humidité il est aujourd’hui rongé par la végétation et la moisissure. A l’intérieur, en plus d’un bazar ahurissant, le mobilier et tous les effets éparpillés à droite à gauche nous projettent des années en arrière. Tout est ancien, dépassé, abîmé !

A l’étage, la suite parentale est tapissée de bouquins, magazines et divers écrits, on aperçoit à peine le lit !

Les chambres des enfants quant à elles, sont parfaitement conservées : les pianos, peluches, livres, parfums et objets décoratifs toujours présents après toutes ces années témoignent d’une vie de famille comblée.

Mais ce qui marque particulièrement quand on se promène entre les étages et les différentes pièces, c’est la présence inopinée d’objets très personnels abandonnés là, patrimoine oublié de la famille qui occupait jadis les lieux. Des cartes postales de l’avant-guerre, des photos de famille, des médailles, des diplômes et des distinctions militaires occupent les sols, les devantures et le rebord des meubles.

On est même pas au bout de nos surprises lorsque l’on découvre, stationné dans le garage et enseveli sous des poutres, un ancien buggy ! Après quelque recherches, il s’avère qu’il s’agit d’un « Meyers Manx », petit véhicule tout-terrain construit en 1965 sur base coccinelle, et destiné à rouler en dehors des sentiers battus.

Décidément, cette visite ne ressemble vraiment à aucune autre et plusieurs interrogations fusent. Qu’est-ce qui a pu pousser une famille visiblement aisée à abandonner une baraque de cette taille et à y laisser tant de souvenirs ? Pourquoi ses héritiers, expatriés à l’étranger et au courant de l’état du manoir ne font rien pour le sauver ? Tant de questions qu’il est légitime de se poser mais qui demeurent, encore aujourd’hui, sans la moindre réponse…

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