Chez Chang

Chez Chang

Pays:   BELGIQUE

Type:   Restaurant

Exploration made in Belgique en cette belle journée d’été. C’est les vacances, on est à plus de 300 km de chez nous, le ciel est bleu et on frôle les 30 degrés, des conditions parfaites donc pour une petite Urbex un peu insolite : un ancien restaurant chinois, laissé à l’abandon depuis quelques années.

Construit à la fin du XIXe siècle par une famille noble en tant que « maison de campagne » (comme quoi devenir riche ça rend modeste !) ce château avait alors tout pour séduire : 3 étages, 10 chambres, 2500m² de surface habitable, un grand étang ; le tout dans un parc de 3 hectares, plutôt pas mal comme vie !

Légué le siècle suivant à une famille tout aussi aisée il est finalement converti en un restaurant de luxe à la fin du XXe siècle pour être de nouveau transformé en restaurant, chinois cette fois, au début des années 2000.

Légué le siècle suivant à une famille tout aussi aisée il est finalement converti en un restaurant de luxe à la fin du XXe siècle pour être de nouveau transformé en restaurant, chinois cette fois, au début des années 2000.

Le domaine est alors refait complètement, à la manière d’un palais: des luminaires sont installés dans la cour, les allées du parc et les salles de réception; on retrouve des cygnes dans l’étang, un jardin exotique, des jeux d’eau ainsi que des statues de pandas et de Bouddha partout. Le restau connaît ainsi un nouveau départ, les clients sont nombreux, il devient très vite populaire et réputé dans toute la région.

Victime d’une concurrence toujours plus nombreuse et d’une baisse brutale de ses visiteurs dû à des installations devenues trop obsolètes et un poil bling-bling, il est fermé en 2008, proposé par la suite à la vente, pour être successivement vandalisé, squatté puis ravagé par un incendie en 2010

Aujourd’hui envahie par la végétation et l’humidité, c’est une bâtisse bien mal en point qui se dresse au milieu d’une épaisse forêt.
Impossible au premier regard de se douter que nous sommes au bon endroit car à part les arbres et les hautes herbes, rien ne ressemble à un quelconque bâtiment délabré. C’est finalement en apercevant un portail de fer muni d’une pancarte « Verboden Toegang, Privaat Eingedom » que nos doutes s’effacent : plus d’hésitation, nous sommes arrivés. On escalade ce portail, et on s’enfonce au milieu des arbres…

Autour de nous : des orties, des ronces, et plein d’autres saloperies dans le même genre. On progresse. Toujours aucun signe du château, on commence à se demander si il est en encore là, s’il ne s’est pas effondré ou s’il n’a tout simplement pas été rasé. On continue d’avancer. Les arbres masquent tout. On lève la tête : il est là ! Plus imposant que jamais il semble être coupé du monde

Un silence pesant règne ici. On monte les 3 marches du perron, la visite commence. Sans surprise, l’intérieur est très délabré : les grandes salles de banquets avec mobilier, boiseries, luminaires et autres mosaïques ont laissé place à des pièces vides, tagguées et saccagées; l’étang qui jadis offrait un spectacle magnifique est aujourd’hui en proie à de l’eau verte, croupie et est recouvert d’une épaisse couche de moisissure. Quelques éléments cependant nous permettent d’imaginer la vie qui régnait ici : on retrouve des menus, de la vaisselle, des produits alimentaires (en chinois), même des photos de l’époque.

On arrive bien en examinant les pièces à se transporter dans le passé, à imaginer la vie qui y régnait, une fois de plus c’est désolant de voir un bâtiment aussi beau dans un état comme celui-là.

Plus qu’à espérer de trouver un acheteur prêt à le réhabiliter, ce qui, d’après les infos qui traînent, serait en bonne voie. On peut donc présumer voir un jour « La Cité du Dragon » renaître !

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